9:30 - 19:30

Nos heures d'ouverture Lun.- Ven.

01 42 71 51 05

Nos avocats à votre écoute

Facebook

Twitter

Linkedin

Cabinet ACI > Domaines de compétence  > Droit pénal  > Casier judiciaire

Casier judiciaire

Casier judiciaire :
Qu’est-ce que le casier judiciaire ?
Le Casier judiciaire est un fichier informatisé
dans lequel on inscrit, essentiellement, les condamnations pénales prononcées par les autorités judiciaires. Ces informations s’avèrent communiquées sous forme d’extraits appelés bulletins de casier judiciaire.
L’objectif premier, présenter une « biographie judiciaire » du prévenu
ou de l’accusé lors de sa présentation à un juge.
En second lieu montrer la situation morale, judiciaire des personnes qui ont besoin de preuves pour exercer une profession particulière. Mais aussi solliciter l’accès à la fonction publique.
Tous les magistrats y ont accès. Il en est de même, dans certains cas, pour les administrations, qui ont recours quelques types d’emploi. Elles requièrent la production des bulletins n°2 ou 3 du casier judiciaire.

Quelles sont les principales informations contenues dans le casier judiciaire ?

  • les condamnations pénales
  • les décisions disciplinaires prononcées par les autorités judiciaires ou administratives lorsqu’elles entraînent ou édictent des incapacités
  • les jugements commerciaux prononçant la liquidation judiciaire à l’égard d’une personne physique, la faillite personnelle ou l’interdiction prévue par l’article L 625-8 du Code de commerce
  • les jugements civils prononçant la déchéance de l’autorité parentale ou le retrait des droits y étant attachés
  • les arrêtés d’expulsion pris contre les étrangers
  • les grâces, commutations ou réductions de peines
  • les décisions qui rapportent ou suspendent un arrêté d’expulsion

Quelle est la différence entre les trois bulletins du casier judiciaire ?

Le B1,

d’une part comporte l’ensemble des condamnations pénales, ainsi que les sanctions disciplinaires, administratives ou judiciaires prononcées à l’encontre de la personne.

Le B2, 

d’autre part a la plupart des condamnations figurant au bulletin n°1, à l’exception des condamnations prononcées à l’égard des mineurs, des contraventions de police, des condamnations avec sursis lorsque le délai d’épreuve a pris fin.
Ce bulletin n°2 ne peut être remis qu’à certaines autorités administratives pour des motifs limitativement énumérés (accès à un emploi public, à certaines professions…)
Il est possible de demander au juge, soit au moment de la condamnation, soit ultérieurement, l’omission de la condamnation  au bulletin n°2. Mais elle restera inscrite au bulletin n°1.

Le B3,

enfin seulement, les condamnations les plus graves prononcées pour crime ou délit.
Une demande au juge, au moment de la condamnation ou postérieurement, peut être faite pour ne pas faire figurer la condamnation  au bulletin n°3, tout en demeurant inscrite au bulletin n°1 et 2.
Le bulletin n°3 ne peut être remis sur sa demande qu’à l’intéressé lui-même.

Pendant combien de temps on conserve ces informations dans le casier judiciaire ?

Les fiches du casier judiciaire se trouvent automatiquement effacées au décès ou quand on atteint 100 ans.
De plus, les condamnations qui ne bénéficient d’aucune règle particulière sont retirées à l’expiration d’un délai de quarante ans après la dernière condamnation.
Les règles particulières permettant d’effacer les fiches relatives à des condamnations pénales sont :

  • l’amnistie
  • la réhabilitation de plein droit :
  • acquise après l’expiration d’un délai de 3 ans pour les condamnations à une amende ou à des jours-amendes,
  • d’un délai de 5 ans pour les condamnations à une peine unique d’emprisonnement ne dépassant pas un an ou à une peine alternative,
  • d’un délai de 10 ans pour les condamnations à une peine unique d’emprisonnement ne dépassant pas 10 ans ou à des peines multiples d’emprisonnement dont le total ne dépasse pas 5 ans.
  • la réhabilitation judiciaire pour les personnes qui ne peuvent bénéficier de la réhabilitation de plein droit ou souhaitent en anticiper les effets.
  • les condamnations assorties du bénéfice du sursis à l’expiration du délai de ce dernier
  • les dispenses de peine, à l’expiration d’un délai de 3 ans
  • les compositions pénales dont l’exécution a été constatée par le procureur à l’expiration d’un délai de 3 ans
  • les condamnations pour contraventions, à l’expiration d’un délai de 3 ans
  • les mesures ou sanctions éducatives prononcées contre un mineur à l’expiration d’un délai de trois ans.
  • les jugements prononçant la liquidation judiciaire, la faillite personnelle ou l’interdiction de gérer, lorsque ces mesures s’avèrent effacées par un jugement de clôture pour extinction du passif ou la réhabilitation et, en tout cas, à l’expiration d’un délai de 5 ans à compter du jour où ces décisions deviennent définitives.

Comment obtenir un extrait du bulletin n°3 ?

Faites une demande au Casier Judiciaire National, soit :

  • par courrier, en indiquant ses noms et prénoms, date et lieu de naissance, adresse actuelle. L’adresse du Casier Judiciaire National est : 107 rue du Landreau 44317 NANTES CEDEX 3
  • en ligne, sur le site du Casier Judiciaire National
  • en utilisant le formulaire Cerfa n°10071*03

Aucune pièce justificative exigible pour demander un extrait du bulletin n° 3.
Par contre si vous êtes né à l’étranger, il faut joindre à votre demande une photocopie de votre pièce d’identité.
L’obtention du bulletin n°3 est gratuite.
Pour la consultation du casier judiciaire, la demande à faire au procureur de la République du tribunal de grande instance du lieu de résidence.
 

Contacter un avocat

Pour votre défense :

Avocat casier judiciaire

du cabinet Aci assurera efficacement votre défense.
Il vous appartient de prendre l’initiative en l’appelant au téléphone ou bien en envoyant un mail.
Quelle que soit votre situation : victime ou auteur de l’infraction,
nos avocats vous accompagnent et assurent votre défense durant la phase d’enquête (garde à vue) ;
d’instruction (juge d’instruction, chambre de l’instruction) ; devant la chambre de jugement et enfin,
pendant la phase judiciaire (après le procès, auprès de l’administration pénitentiaire par exemple).