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Jugement :
Jugement : tant au civil qu’au pénal désigne les décision terminant une instance au premier degré statuant ainsi soit sur le fond soit sur la forme, aussi bien en matière contentieuse qu’en matière gracieuse.

Les différentes catégories de jugements

Les jugements contentieux et  gracieux :

Par contentieux, le juge dit le droit et ordonne en conséquence les mesures nécessaires pour en assurer le respect. Il tranche une contestation entre adversaires.
Par gracieux, le magistrat intervient plutôt qu’il ne juge car il n’y a pas litige. Il est simplement saisi d’une demande dont la loi exige, en raison de la nature de l’affaire ou de la qualité du requérant, qu’elle soit soumise à son contrôle.

Selon l’art 798 NCPC  les affaires gracieuses forment un cas de communication légale au ministère public.

Le juge peut ordonner la mise en cause des personnes dont les droits ou les charges risquent d’être affectés par la décision à prendre, alors qu’en matière contentieuse il ne peut qu’inviter les parties à mettre en cause tous les intéressés dont la présence lui paraît nécessaire à la solution du litige.
La matière contentieuse se débat en audience publique et donne lieu à un prononcé public de la décision ; alors que la matière gracieuse relève de la Chambre du conseil et la décision est non publique.
Enfin, contentieux a autorité de chose jugée contrairement au gracieux.
Les deux matières tendent à se rapprocher même si la procédure d’appel reste cependant spécifique et le délai de recours reste différencié pour les voies ordinaires (un mois en matière contentieuse et 15 jours en matière gracieuse).

Les jugements définitifs, avant dire droit et mixtes :

  • Les définitifs sont des jugements sur le fond où le juge tranche tout ou partie du principal.
  • L’avant dire droit intervient en cours d’instance et consiste dans des mesures préalables.
  • Enfin, le jugement mixte se situe entre le définitif et l’avant dire droit.

Les jugements ordinaires, de donner acte et les jugements expédients

  • Le premier, ordinaire met fin au litige.
  • Le second, de donner acte sert à entériner un accord déjà trouvé entre les parties (il se fonde sur le contrat entre les parties et non la chose jugée).
  • Le troisième, expédient est une décision prise en forme de jugement par laquelle le juge entérine l’accord des parties en lui conférant l’autorité de la chose jugée.

Les jugements déclaratifs et constitutifs

  • Quant au premier, déclaratif il déclare un état (reconnaît un droit ou une situation déjà existante).
  • Le second, constitutif crée une situation nouvelle.

De l’élaboration à la notification du jugement                              

L’élaboration et le prononcé du jugement

Au stade du délibéré, le juge pèse les arguments des plaideurs. Il y a toujours un délibéré, même quand la décision est rendue sur le siège (sans attendre) et dans les deux cas on dit que le jugement est rendu « sur le champ ».
Mais le juge peut aussi décider de rendre son jugement sous huitaine ou quinzaine.
Au stade de la rédaction, le jugement comporte deux parties :

  • Les motifs (« attendus ») et le dispositif (« par ces motifs »).
  • La rédaction se fait par le greffier sous la dictée du Président du tribunal. L’obligation de motiver le jugement s’impose souvent sauf pour des raisons de discrétion.

Le Président et le greffier signent le jugement.

Son prononcé se fait en audience publique pour un jugement contentieux et en Chambre du conseil pour une décision gracieuse.
Le jugement est prononcé par l’un des juges qui l’a rendu et le prononcé peut se limiter a son dispositif . Cette étape se nomme « l’audience de lecture », mais elle est aujourd’hui souvent remplacée par la mise à disposition de la décision au service du greffe.
Enfin, le prolongement de la publicité des débats et du prononcé du jugement et sa publicité.
L’étape suivante est la notification : on ne peut en principe exécuter un acte sans l’avoir préalablement notifié. La notification est l’opération par laquelle on porte le jugement à la connaissance de la partie adverse (en principe par voie de signification). Sauf exception, la notification fait courir les délais de voies de recours.

Les effets du jugement  

Le dessaisissement du juge s’opère à la prononcé le jugement de manière ferme et définitive.

L’autorité de la chose jugée :

ce qui a été jugé est désormais incontestable (sous réserve des voies de recours).
Les conditions de l’autorité de la chose jugée :

  • Elle concerne seulement les décisions contentieuses.
  • Il faut qu’il y ait un jugement définitif.
  • Le jugement passé en force de chose jugée (plus de voies recours).
  • Le jugement doit être irrévocable (pas de pourvoi en cassation possible).

La portée de l’autorité de la chose jugée :

  • Toute nouvelle demande identique est irrecevable.

La force exécutoire :

Un pouvoir de contrainte : les condamnations prononcées en justice peuvent être amenées à exécution par tout moyen de contrainte direct ou indirect organisé par la loi et ceci en vertu de l’imperium du juge (délégation du pouvoir exécutif).
L’exécution provisoire : l’existence d’une voie de recours produit normalement un effet suspensif d’exécution. Or en dépit de cet effet suspensif, un jugement peut néanmoins être exécutoire à titre provisoire.

Dans ce cas, le gagnant en première instance peut exécuter le jugement  immédiatement à sa signification.

Mais il y a un risque car si le titre se trouve ultérieurement modifié, il devra restituer le débiteur de ses droits en nature ou par équivalent. Par contre, si par la suite le jugement s’avère confirmé par la Cour d’appel, l’exécution provisoire deviendra alors définitive.
Mais dans tous les cas le juge n’a pas besoin de préciser que la décision bénéficie de l’exécution provisoire, celle-ci existe de plein droit.
 
Cabinet d’avocat de droit pénal
S’intéresse à toutes formes de jugements rendus mais s’intéressent davantage à ce qui concerne particulièrement le droit pénal.
 

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