La dignité humaine définition et contenu

La dignité humaine : définition et contenu
La définition de la dignité est délicate. Elle varie d’ailleurs d’un pays à un autre, même au sein de l’Union européenne.
Le principe de dignité permet de poser juridiquement la valeur des êtres humains.
Il indique comment doivent être traitées  ou pas certaines personnes.
Dignement pour un être humain signifie « humainement ». Un être humain, ni plus (comme un Dieu), ni moins (comme un animal ou comme une chose).
Concrètement, le principe de dignité exige, pour reprendre la formule du Conseil constitutionnel, de sauvegarder la personne humaine « contre toute forme d’asservissement ou de dégradation ».
La dignité implique que la personne reste maître de son corps et d’elle-même, ce qui suppose qu’elle n’est pas aliénée ou asservie à des fins étrangères à elle-même.
Cet impératif se décline en plusieurs principes :

Ne pas traiter la personne humaine simplement comme un moyen / la dignité humaine.

La personne doit demeurer libre, et sa vie ne doit pas être instrumentalisée et dictée par autrui. La personne humaine doit être reconnue comme une personne juridique, dotée de volonté, et non pas exploitée et avilie.
Le principe de dignité implique tout d’abord de ne pas traiter l’homme comme un animal ou un objet.
L’esclavage est historiquement l’une des plus graves atteintes à la dignité de la personne humaine.
Certaines conditions de travail conduisent également à un traitement indigne de la personne humaine.
C’est au demeurant en droit social que le concept de dignité a été pour la première fois mobilisé dans les déclarations internationales.
Le législateur et les juges ont à plusieurs reprises interdit certaines utilisations plus ponctuelles de la personne humaine
conduisant à la traiter comme un pur objet : les contrats de mère porteuse ;
ceux par lesquels une femme accepterait de se prostituer…
Le principe de dignité a également permis, à travers les lois dites de bioéthique, de limiter et d’encadrer la possibilité
de se servir des organes et produits du corps humain, aujourd’hui des cellules et des embryons,
comme de simples matériaux que l’on pourrait puiser.

Assurer les besoins vitaux de la personne humaine /

Il est en général perçu comme le refus de traiter l’homme comme un objet ; on voit moins que ce principe exige également de ne pas le traiter comme un pur esprit.
La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie évoque ainsi à plusieurs reprises l’obligation du médecin de sauvegarder « la dignité du mourant ».
La dignité humaine implique ainsi le droit à un travail décent.
Pas forcément digne, seule une personne méritante possède  ce qualificatif : le travail doit être décent pour que la personne soit digne.
On parle également du droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence lorsque la personne « en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation de l’économie et de l’emploi, se trouve dans l’incapacité de travailler ».

Le principe de dignité humaine pourrait encore être mobilisé, au-delà des seuls soins aux personnes en fin de vie.

Il peut fonder un droit aux soins incluant un droit à l’accès aux médicaments, notamment dans les rapports entre pays du Nord et pays du Sud.
La dignité humaine est encore en jeu lorsqu’il s’agit d’assurer certains besoins spirituels (éducation par exemple)
Il en est de même pour faire respecter certains sentiments proprement humains.
Ainsi par exemple de la pudeur : la nudité relève de l’atteinte aux bonnes mœurs lorsqu’il s’agit d’interdire un comportement indécent.
Mais elle peut aussi, circonstances exceptionnelles, veiller à ce que soit sauvegardée la légitime pudeur des personnes.
L’article 3 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne figurant dans le chapitre sur la dignité prévoit ainsi que toute personne a droit à son intégrité physique et mentale.
La dignité pourrait être atteinte par des formes de torture mentale.
Cela peut consister à priver quelqu’un de sommeil, d’hygiène, ou encore à provoquer chez lui la peur, le dégoût…

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