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L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions

L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions

L’abus de confiance

I).  —  Définition doctrinale de l’abus de confiance

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

L’abus de confiance est l’une des infractions traditionnelles de détournement.

Elle protège la bonne foi contractuelle et sanctionne le détournement d’un bien qui avait été remis à titre temporaire.

Définition classique :

Selon la doctrine majoritaire, l’abus de confiance se définit comme « le détournement, au préjudice d’autrui, d’un bien qui avait été remis en vue d’un usage

déterminé ».

Il suppose :

1).  Une remise volontaire,

2).  Une destination initialement licite,

3).  Un détournement au préjudice du propriétaire.

II).  —  Fondements légaux

Le texte de référence est :

Article 314-1 du Code pénal :

« L’abus de confiance est le fait par une personne de détourner, au préjudice d’autrui, des fonds, valeurs ou un bien quelconque qui lui avaient été remis et qu’elle

devait rendre, représenter ou faire un usage déterminé. »

III).  —  Éléments constitutifs de l’infraction

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

     A).  —  La remise préalable :

1).  Elle doit être volontaire et licite,

2).  Elle peut résulter d’un contrat (dépôt, prêt, mandat…).

     B).  —  L’usage déterminé :

La remise doit avoir une finalité précise : conservation, usage limité, restitution.

     C).  —  Le détournement :

1).  C’est l’usage du bien en violation de la destination convenue,

2).  Peut être un usage personnel, une non-restitution, ou la dissimulation du bien.

     D).  —  Le préjudice :

La victime doit subir une perte matérielle ou une atteinte à ses droits.

     E).  —  L’élément intentionnel :

Il faut démontrer l’intention de détourner sciemment le bien.

IV).  —  Sanctions encourues

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

     A).  —  Peines principales :

1).  3 ans d’emprisonnement,

2).  375 000 euros d’amende.

     B).  —  Peines complémentaires :

1).  Interdiction d’exercer certaines professions,

2).  Affichage ou publication de la décision de condamnation,

3).  Confiscation du bien détourné.

V).  —  Particularités procédurales

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

     A).  —  Délai de prescription :

6 ans après la commission ou la révélation de l’infraction,

     B).  —  Éléments de preuve :

importance des contrats, reçus, correspondances,

     C).  —  Instruction pénale

parfois complexe dans les affaires commerciales.

VI).  —  Jurisprudences majeures commentées

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

1).  Cass. crim., 4 mai 1994 :

Le détournement doit porter sur un bien matériellement remis ; la seule créance ne suffit pas.

2).  Cass. crim., 9 février 2005 :

La seule mauvaise exécution d’un contrat civil ne constitue pas forcément un abus de confiance si l’intention frauduleuse n’est pas démontrée.

3).  Cass. crim., 20 octobre 2021, n°19-84.123 :

Confirmation que le détournement doit être caractérisé par un comportement incompatible avec la destination initialement convenue.

VII).  —  Stratégies de défense possibles (Cabinet ACI)

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

     A).  —  Contestation de la remise du bien :

Démontrer l’absence de remise volontaire.

     B).  —  Contestation de l’usage détourné :

Prouver que l’usage restait conforme au contrat ou qu’il existait une tolérance de la victime.

     C).  —  Contestation de l’intention frauduleuse :

Argumenter sur l’absence de volonté de détourner : simple négligence, erreur, usage de bonne foi.

     E).  —  Négociation d’un règlement amiable :

En droit pénal des affaires, la réparation intégrale du préjudice permet parfois d’obtenir un classement sans suite ou une relaxe.

VII).  —  Exemples pratiques

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Exemple 1 :

Un employé reçoit une avance sur frais professionnels, qu’il utilise pour des dépenses personnelles non justifiées.

Exemple 2 :

Un mandataire détourne des fonds destinés à un projet immobilier confié par son client.

Exemple 3 :

Un dirigeant d’association utilise des fonds associatifs pour financer ses activités privées.

VIII).  —  Cas pratique pour formation

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

     A).  —  Situation :

Madame Y, trésorière d’une association caritative, a transféré sur son compte personnel une somme destinée à des projets humanitaires.

     B).  —  Analyse juridique :

1).  Remise licite de fonds,

2).  Usage personnel sans accord,

3).  Préjudice pour l’association.

     C).  —  Qualification : (L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Abus de confiance (article 314-1 du Code pénal).

     D).  —  Stratégie de défense possible :

1).  Tenter de prouver l’absence d’intention frauduleuse (usage temporaire, remboursement projeté),

2).  Souligner une éventuelle confusion des fonds dans un contexte informel.

IX).  —  Conclusion synthétique

L’abus de confiance est une infraction à forte portée morale, car il repose sur la trahison d’une confiance initiale.

La frontière avec le litige civil est parfois ténue : seule la démonstration d’une intention frauduleuse permet une qualification pénale.

La défense exige une analyse fine du contrat initial, des comportements postérieurs, et de la réalité du préjudice allégué.

Le Cabinet ACI, avocat pénaliste à Paris, assiste ses clients à tous les stades pour contester les éléments constitutifs ou limiter les risques pénaux.

X).  —  Contactez un avocat

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

pour votre défense

1).  Infractions sexuelles

Les infractions sexuelles, telles que les agressions sexuelles, les atteintes sexuelles, et les violences sexuelles, constituent des

actes graves et intolérables. De plus, l’exploitation de l’image pornographique du mineur et le harcèlement sexuel représentent

des formes d’abus particulièrement dégradantes, affectant de manière profonde les victimes. Sans compter que le proxénétisme et

le viol sont des crimes qui nécessitent des peines sévères pour dissuader toute récidive.

2).  Infractions liées aux stupéfiants

Les infractions liées aux stupéfiants, telles que la détention de drogues, le trafic de stupéfiants, et la consommation de drogues en public, sont

des infractions qui nuisent gravement à la santé publique. D’autant plus que la production et la vente de drogues de synthèse constituent une menace

importante pour la sécurité et la société. En raison de leur impact sur la santé des individus et l’ordre public, ces infractions sont sévèrement punies par le droit

pénal.

3).  Infractions contre la personne

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Les atteintes à l’intégrité de la personne comprennent des actes comme les violences volontaires, les violences involontaires, ainsi que les menaces et

les appels téléphoniques malveillants. En outre, les atteintes à la vie privée et atteintes à l’inviolabilité du domicile touchent profondément les

individus, en portant atteinte à leur sécurité et à leur intimité. Par ailleurs, des infractions comme les atteintes à la santé et atteinte à l’intégrité physique

sont des crimes qui compromettent gravement le bien-être des victimes.

4).  Infractions contre la famille

Les infractions contre la famille, telles que l’abandon d’enfant, l’abandon de famille, et le délit de non-révélation de privations, montrent

l’importance de protéger les enfants et de garantir leur sécurité. Non seulement l’absence de représentation des enfants constitue un crime, mais aussi

des actes tels que le détournement de l’enfant par un ascendant ou soustraction d’enfant sont des infractions qui méritent une réponse pénale forte.

D’autant plus que la mise en danger du mineur est une violation flagrante de l’obligation de protéger les plus vulnérables.

5).  Infractions contre les biens

Les infractions contre les biens, comme le blanchiment, le chantage, et la concussion, portent atteinte à l’intégrité financière des victimes. De surcroît,

le détournement et l’extorsion sont des infractions violentes, souvent accompagnées de menaces, qui nuisent à la sécurité publique. En raison de la gravité de

ces actes, des peines sévères sont prévues, notamment pour les infractions comme la fraude informatique et la contrefaçon.

6).  Infractions liées à la fraude et à la corruption

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Les infractions liées à la fraude et à la corruption, telles que l’abus de biens sociaux et l’abus de position dominante, sont particulièrement nuisibles

à l’économie. Qui plus est, la corruption active et le trafic d’influence représentent des violations graves des principes de justice et d’équité. En

conséquence, des actes comme le délit de publicité mensongère et le délit d’initié sont punis de manière stricte afin de maintenir la transparence dans les

affaires économiques.

7).  Infractions liées à la fraude fiscale et douanière

Les infractions fiscales et douanières, telles que le délit douanier, la fraude à la TVA, et l’importation de marchandises interdites, constituent des

atteintes graves aux règles commerciales internationales. D’autant plus que la mauvaise déclaration de la valeur des marchandises et le non-respect

des normes douanières faussent le commerce mondial et portent atteinte à l’économie. Ainsi, des actes comme la contrebande et la contrefaçon sont

réprimés avec une grande sévérité.

8).  Infractions liées aux droits et à la dignité humaine

Les infractions liées à la dignité humaine, telles que la diffamation, la dénonciation calomnieuse, et la discrimination, sont des actes qui détruisent

le respect et la dignité de l’individu. Bien que ces infractions puissent paraître moins violentes physiquement, elles ont des répercussions psychologiques

profondes. En conséquence, des actes comme l’injure publique et la provocation à la discrimination sont des infractions graves, affectant directement la

société dans son ensemble.

9).  Infractions routières et liées à la circulation

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Les infractions routières, telles que le délit de conduite en état d’ébriété, le délit de fuite, et les accidents de la circulation, représentent des dangers

immédiats pour la sécurité publique. Toutefois, des infractions plus graves, telles que les délits liés aux stupéfiants, peuvent avoir des conséquences encore

plus dramatiques, mettant en danger la vie des conducteurs et des piétons. Moyennant quoi, des peines d’emprisonnement et des amendes sont appliquées pour

limiter ces comportements dangereux.

10).  Infractions en matière de travail et de conditions de travail

Les infractions en matière de travail, telles que le travail dissimulé, le harcèlement moral, et les conditions de travail contraires à la dignité de la

personne, sont des crimes qui doivent être sévèrement réprimés. Par ailleurs, les accidents mortels et les délits liés au travail soulignent la nécessité d’une

vigilance constante en matière de sécurité. Ainsi que la non-assistance à personne en danger, ces actes témoignent de l’urgence de mettre en place des

mesures de prévention strictes.

11).  Infractions liées aux droits de l’informatique et à la technologie

Les infractions liées à l’informatique, comme le piratage informatique, l’incrimination pour consultation illégale de sites internet, et

l’exploitation de l’image pornographique d’un mineur, montrent l’importance de la régulation dans le domaine numérique. Cela étant, des infractions

telles que la fraude informatique et la contrefaçon d’un logiciel ou d’une base de données perturbent l’ordre public et la protection des données

personnelles.

12).  Infractions liées aux abus de pouvoir

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Les infractions liées aux abus de pouvoir, telles que l’abus d’autorité, l’abus de position dominante, et l’abus de confiance, mettent en lumière l’abus

des fonctions de pouvoir pour obtenir un gain personnel. Quoique moins visibles, ces infractions ont un impact considérable sur la société et la confiance que les

citoyens placent dans leurs dirigeants.

13).  Infractions de presse et de communication

Les infractions de presse, telles que le délit de presse, le délit de faciès, et le délit de diffamation, sont des violations de la liberté d’expression, souvent

avec des conséquences graves sur la réputation des individus. Il est vrai que la contestation de crimes contre l’humanité et le délit d’entrave constituent

des infractions qui entravent la recherche de la vérité et la justice.

14).  Infractions liées à la procédure pénale

Les infractions liées à la procédure pénale, comme l’entrave à l’exercice de la Justice, l’entrave à la saisine de la Justice, et le délit de fuite, sont

des actes qui perturbent le bon fonctionnement du système judiciaire. Ainsi, ces infractions peuvent entraîner des sanctions pénales sévères afin de préserver

l’intégrité du processus judiciaire.

15).  Infractions terroristes

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Les infractions terroristes, telles que l’apologie d’actes terroristes, le délit de consultation des sites terroristes, et le terrorisme, sont des crimes

qui mettent en péril la sécurité nationale. De surcroît, ces infractions ont des répercussions mondiales, perturbant les relations internationales et la paix publique.

En raison de leur gravité, ces actes sont punis de manière stricte.

16).  Infractions liées à la sécurité publique

Les infractions liées à la sécurité publique, comme les nuisances sonores, le tapage nocturne, et les paroles outrageantes d’injures, affectent

directement la tranquillité des citoyens. Au contraire, des actes plus graves tels que les appels téléphoniques malveillants ou les atteintes à la paix

publique peuvent causer des troubles majeurs à l’ordre public.

17).  Autres infractions diverses

Les autres infractions, telles que la prostitution de rue, l’incitation à la discrimination, et l’incitation à la commission d’actes illicites, sont des

crimes qui dégradent le tissu social. Tandis que des infractions comme le délit d’omission ou le non-témoignage peuvent sembler mineures, elles portent

néanmoins atteinte aux principes fondamentaux de la justice.

18).  Manque d’infractions

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Certaines infractions manquantes doivent être mentionnées pour compléter le tableau du droit pénal. Quoique ces infractions, comme celles contre les

systèmes de traitement automatisé de données (STAD), ne soient pas aussi fréquentes, elles représentent un domaine crucial en raison de la dépendance

croissante à la technologie. D’autant plus que des infractions comme les tentatives criminelles, telles que la tentative de meurtre ou la tentative de vol,

restent des aspects fondamentaux du droit pénal. En raison de la complexité des infractions liées à la solidarité humaine, telles que le délit de solidarité

humaine, il est primordial d’élargir les champs de la législation pour inclure ces cas

pénaliste

à cause de cela, 
(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

à cause de,

ainsi,

à nouveau,

à partir de là,

Ainsi,

Alors que,

Alors,

Après cela,

Après que,

Aussi,

bien que,

car,

Cependant,
(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

c’est ainsi que,

c’est pour cela que,

par ailleurs,

c’est pourquoi,

Considérons,

Contraste,

D’autant plus,

d’après,

de ce fait,

de façon,

manière que,

De la même manière,
(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

De même,

enfin,

de nouveau

de plus,

en dernier lieu,

De plus,

de sorte que,

deuxièmement,

Donc,

en ce qui concerne,

En conclusion,

par ailleurs,

En conséquence,

En dernier lieu,

dommage encore,

En fait,

puis,

En outre,

finalement,

en particulier,

du cabinet Aci assurera efficacement votre défense.

Il vous appartient de prendre l’initiative en l’appelant au téléphone, ou

bien en envoyant un mail. Quelle que soit votre situation : auteur, co-auteur, complice, receleur ou

victime d’infractions, nos avocats vous accompagnent et assurent votre défense durant la phase

d’enquête (garde à vue) ; d’instruction (juge d’instruction, chambre de l’instruction) ; devant la

chambre de jugement et enfin, pendant la phase judiciaire (après le procès, auprès de l’administration

pénitentiaire par exemple).

XI).  —  Les domaines d’intervention du cabinet Aci

(L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Cabinet d’avocats pénalistes parisiens 

D’abord, Adresse : 55, rue de Turbigo

75 003  PARIS

Puis, Tél. 01 42 71 51 05

Ensuite, Fax 01 42 71 66 80

Engagement, E-mail : contact@cabinetaci.com

Enfin, Catégories

Premièrement, LE CABINET

En premier lieu, Rôle de l’avocat pénaliste (L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

En somme, Droit pénal  (L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Tout d’abord, pénal général (L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Après cela, Droit pénal spécial : les infractions du code pénal

Puis, pénal des affaires  (L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Aussi, Droit pénal fiscal  (L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Malgré tout, Droit pénal de l’urbanisme (L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

De même, Le droit pénal douanier (L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

En outre, Droit pénal de la presse (L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

                 Et ensuite (L’abus de confiance : cadre juridique, définition et sanctions)

Donc, pénal routier infractions

Outre cela, Droit pénal du travail

Malgré tout, Droit pénal de l’environnement

Cependant, pénal de la famille

En outre, Droit pénal des mineurs

Ainsi, Droit pénal de l’informatique

En fait, pénal international

Tandis que, Droit pénal des sociétés

Néanmoins, Le droit pénal de la consommation

Toutefois, Lexique de droit pénal

Alors, Principales infractions en droit pénal

Puis, Procédure pénale

Pourtant, Notions de criminologie

 

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