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Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie

Honoraires avocat pénaliste : convention d’honoraires en droit pénal, règles et stratégie

Méthode ACI — technique, conversion, information, occurrence

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(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Méta-description

Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie, méthode ACI pour comprendre la convention d’honoraires, les règles, le forfait, le taux horaire, le résultat et la contestation.


Introduction

Les honoraires d’un avocat pénaliste constituent une question centrale dès le premier contact avec le cabinet. En droit pénal, le client agit souvent dans l’urgence : garde à vue, convocation au commissariat, comparution immédiate, mise en examen, instruction, tribunal correctionnel, cour d’assises, mandat de dépôt, appel, aménagement de peine, effacement de casier, restitution d’objet saisi ou demande de réhabilitation pénale. Dans ces situations, le coût de la défense doit être clair, prévisible et juridiquement encadré.

La convention d’honoraires en droit pénal est l’acte écrit qui fixe les conditions financières de l’intervention de l’avocat. Elle permet d’éviter les malentendus, de définir la mission, de préciser les diligences couvertes, de distinguer les frais et les honoraires, de prévoir un forfait ou un taux horaire, et parfois d’ajouter un honoraire de résultat.

La règle fondamentale est posée par l’article 10 de la loi du 31 décembre 1971 : les honoraires tiennent compte notamment de la situation de fortune du client, de la difficulté de l’affaire, des frais exposés par l’avocat, de sa notoriété et de ses diligences. Le même texte interdit l’honoraire uniquement fixé en fonction du résultat judiciaire, mais autorise un honoraire complémentaire de résultat lorsqu’il s’ajoute à une rémunération des prestations effectuées.

(Légifrance)

La méthode ACI consiste à traiter les honoraires non comme une simple question de prix, mais comme une stratégie contractuelle de défense : définir la mission, anticiper les phases pénales, convertir les diligences en temps ou forfait, identifier les exclusions, prévoir les frais, sécuriser les paiements, et organiser la contestation éventuelle.

I. Définition des honoraires d’un avocat pénaliste

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Les honoraires d’un avocat pénaliste rémunèrent le travail intellectuel, technique, procédural et stratégique de l’avocat. En droit pénal, ce travail ne se limite pas à la présence à l’audience. Il comprend l’analyse du dossier, les rendez-vous, les appels urgents, la préparation du client, les échanges avec la famille, les courriers, les demandes d’actes, les requêtes, les conclusions, la stratégie de défense, l’audience, les déplacements, les visites en détention, les recours, et parfois la gestion de plusieurs procédures connexes.

Une erreur fréquente consiste à croire que le prix correspond seulement au temps visible. En réalité, une défense pénale comprend une part importante de travail invisible : étude des procès-verbaux, analyse de la garde à vue, lecture des expertises, vérification des nullités, préparation de la plaidoirie, anticipation des réquisitions, évaluation du risque de peine et accompagnement du client dans une période de crise.

La convention d’honoraires sert donc à traduire juridiquement cette mission. Le Conseil national des barreaux met à disposition des avocats des fiches pratiques et guides de rédaction sur les conventions d’honoraires, notamment selon que la rémunération est fondée sur un forfait, un taux horaire ou un honoraire de résultat complémentaire.

(CNB)

II. La convention d’honoraires : principe obligatoire et fonction

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

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A. Une sécurisation pour le client et l’avocat

La convention d’honoraires fixe les règles financières dès le départ. Elle protège le client contre l’imprévisibilité et protège l’avocat contre les contestations tardives. Elle doit préciser ce qui est inclus, ce qui est exclu, les modalités de paiement, le traitement des frais, la TVA, les éventuels honoraires complémentaires, et les conséquences d’un changement de mission.

Depuis la loi dite “Macron” du 6 août 2015, l’obligation de convention d’honoraires a été renforcée. Le CNB rappelle que ses modèles types visent à aider les avocats à respecter les obligations de l’article 10 de la loi du 31 décembre 1971.

(CNB)

B. Une convention indispensable en droit pénal

En droit pénal, la convention est encore plus importante car la procédure peut évoluer brutalement. Une garde à vue peut être suivie d’une comparution immédiate. Une convocation correctionnelle peut devenir une instruction. Une procédure initialement simple peut comporter expertises, demandes d’actes, détention provisoire, appel, intérêts civils ou confiscations.

La convention doit donc éviter les formulations trop générales. Elle doit dire clairement si elle couvre uniquement une audition, une garde à vue, une audience, une instruction complète, une audience correctionnelle, un appel, une comparution immédiate, ou une assistance post-sentencielle.

III. Les modes de fixation des honoraires

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

A. Le forfait

Le forfait est fréquent en droit pénal. Il consiste à fixer un prix global pour une mission déterminée : garde à vue, audience correctionnelle, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, instruction, appel correctionnel, cour d’assises, demande d’aménagement de peine, demande de restitution ou effacement du casier.

Le forfait a l’avantage de la visibilité. Le client sait ce qu’il doit payer. Mais il doit être précis. Un forfait “procédure pénale” est trop vague. Il faut écrire : “assistance devant le tribunal correctionnel pour l’audience du…”, ou “assistance en garde à vue pour une intervention”, ou “défense en comparution immédiate hors appel et hors incident de détention”.

B. Le taux horaire

Le taux horaire convient aux dossiers imprévisibles : instruction volumineuse, dossier financier, criminalité organisée, cybercriminalité, trafic de stupéfiants, affaire de presse, dossier avec expertises multiples ou contentieux patrimonial. Le client paie selon le temps passé, généralement sur présentation d’un relevé de diligences.

Le taux horaire est technique mais transparent s’il est bien organisé. La convention doit prévoir le taux, les modalités de facturation, la périodicité, les provisions, et la possibilité d’un relevé détaillé.

C. L’honoraire de résultat

L’honoraire exclusivement fondé sur le résultat est interdit. En revanche, un honoraire complémentaire de résultat est licite s’il s’ajoute à une rémunération des diligences effectuées. Cette règle est expressément prévue par l’article 10 de la loi de 1971.

(Légifrance)

En droit pénal, l’honoraire de résultat doit être manié avec prudence. Il peut être lié à un résultat objectivable : relaxe, non-lieu, absence d’inscription au bulletin n°2, restitution de sommes, réduction d’une confiscation, indemnisation obtenue pour une victime, ou succès d’une demande d’aménagement de peine. Il ne doit pas transformer la défense en pari judiciaire.

IV. Méthode ACI : conversion des honoraires en stratégie

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Le mot “conversion” doit ici être compris comme la transformation des actes de défense en structure financière lisible.

A. Convertir la procédure en phases

Une affaire pénale doit être découpée en phases :

  1. urgence pénale ;
  2. enquête ;
  3. garde à vue ;
  4. défèrement ;
  5. instruction ;
  6. détention provisoire ;
  7. audience ;
  8. appel ;
  9. exécution de peine ;
  10. intérêts civils ;
  11. casier judiciaire ;
  12. mesures patrimoniales.

Chaque phase peut correspondre à une convention ou à un avenant.

B. Convertir les diligences en postes

Les diligences peuvent être converties en postes facturables :

étude du dossier ;
rendez-vous ;
déplacement ;
audition ;
rédaction ;
requête ;
audience ;
visite en détention ;
appel ;
plaidoirie ;
négociation ;
suivi post-audience.

Cette conversion permet au client de comprendre ce qu’il paie réellement.

C. Convertir le risque pénal en besoin de défense

Un dossier de conduite sans permis ne mobilise pas les mêmes moyens qu’un dossier de viol, d’homicide, de trafic de stupéfiants, d’escroquerie aggravée ou de blanchiment. La difficulté de l’affaire est un critère légal de fixation des honoraires.

(Légifrance)

V. Les critères légaux de fixation des honoraires

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

L’article 10 de la loi du 31 décembre 1971 donne plusieurs critères : situation de fortune du client, difficulté de l’affaire, frais exposés, notoriété de l’avocat et diligences accomplies. (Légifrance)

A. Situation du client

L’avocat peut tenir compte des ressources du client, sans être obligé d’appliquer un tarif uniforme. Une défense pénale peut être adaptée selon les possibilités de paiement, la prise en charge familiale, l’aide juridictionnelle, la protection juridique ou l’échelonnement.

B. Difficulté de l’affaire

Plus l’affaire est grave, urgente, technique ou volumineuse, plus les honoraires peuvent être élevés. L’étude d’un dossier criminel de plusieurs tomes ne se compare pas à une audience correctionnelle simple.

C. Frais exposés

Les frais peuvent inclure déplacements, hébergement, photocopies, impressions, actes d’huissier, expertises privées, consultations spécialisées, traductions, ou frais de postulation si nécessaire.

D. Notoriété et expérience

L’expérience, la spécialisation, la réputation et la disponibilité de l’avocat peuvent influencer les honoraires. Le critère de notoriété est expressément cité par la loi. (Légifrance)

E. Diligences accomplies

Les diligences réellement effectuées sont essentielles en cas de contestation. La convention doit permettre de rattacher la facture au travail accompli.

VI. Occurrence : dans quels dossiers la convention est stratégique ?

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

A. Garde à vue

La convention doit préciser si elle couvre une seule intervention, plusieurs auditions, la nuit, le déplacement, les prolongations et la suite du dossier.

B. Comparution immédiate

La comparution immédiate exige une disponibilité extrême. La convention doit préciser si elle inclut la préparation, l’audience, la demande de délai, le débat sur la détention, et l’audience de renvoi.

C. Instruction

L’instruction peut durer plusieurs mois ou années. La convention doit prévoir les demandes d’actes, interrogatoires, confrontations, visites en détention, appels d’ordonnances, expertises, requêtes en nullité et clôture.

D. Cour d’assises

La cour d’assises implique préparation longue, audience lourde, auditions, experts, parties civiles, plaidoirie et présence continue. Le forfait doit être très précis.

E. Droit pénal des affaires

Les dossiers d’abus de biens sociaux, escroquerie, blanchiment, fraude fiscale ou corruption sont souvent facturés au temps passé en raison du volume documentaire.

VII. Contestation des honoraires

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

A. Médiation de la consommation

Le Médiateur national de la consommation de la profession d’avocat intervient pour faciliter la résolution des différends entre un avocat et un client consommateur, son périmètre étant limité à la contestation des honoraires ; le dispositif est gratuit pour le consommateur.

(mediateur-consommation-avocat.fr)

B. Bâtonnier

Les contestations d’honoraires et débours relèvent d’une procédure spécifique devant le bâtonnier de l’ordre des avocats, encadrée par le décret du 27 novembre 1991. (Légifrance)

C. Méthode de contestation

La contestation doit porter sur des éléments concrets : absence de convention, mission non réalisée, facture non détaillée, diligences contestées, frais imprévus, honoraire de résultat mal défini, ou disproportion manifeste.

VIII. Tableau ACI synthétique

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Question Réponse ACI Action pratique
Quelle mission ? Garde à vue, audience, instruction, appel Délimiter la convention
Quel mode ? Forfait, taux horaire, résultat complémentaire Choisir la structure
Quels frais ? Déplacements, copies, expertises Les prévoir par écrit
Quelle TVA ? Honoraires HT/TTC Vérifier la facture
Quelle urgence ? Nuit, week-end, défèrement Prévoir majoration éventuelle
Quel risque pénal ? Peine, détention, confiscation Adapter les diligences
Quel paiement ? Provision, échéancier, solde Sécuriser le calendrier
Quel avenant ? Mission nouvelle Formaliser l’extension
Quel recours ? Médiateur, bâtonnier Contester techniquement
Quelle preuve ? Convention, factures, diligences Conserver le dossier

IX. Modèle de clause ACI

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

La mission confiée à l’avocat porte sur l’assistance et la défense de Monsieur/Madame [nom] dans le cadre de la procédure pénale relative à [nature de l’affaire], au stade de [garde à vue / instruction / tribunal correctionnel / appel / cour d’assises].

Les honoraires sont fixés selon [forfait / taux horaire], hors frais, débours et éventuelles diligences non prévues. Toute mission supplémentaire fera l’objet d’un avenant.

Un honoraire complémentaire de résultat pourra être dû uniquement s’il s’ajoute à la rémunération des diligences accomplies et selon les critères objectivement définis dans la présente convention.


X. Erreurs à éviter

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

La première erreur est de commencer une défense pénale sans convention claire. La deuxième est de confondre honoraire forfaitaire et mission illimitée. La troisième est d’oublier les frais de déplacement. La quatrième est de ne pas prévoir l’appel. La cinquième est de mal définir l’honoraire de résultat. La sixième est d’ignorer la TVA. La septième est de ne pas demander de facture. La huitième est de ne pas distinguer la procédure pénale des intérêts civils. La neuvième est de ne pas prévoir les avenants. La dixième est de contester sans pièces.

Conclusion

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Les honoraires d’un avocat pénaliste doivent être compris comme l’organisation financière d’une défense pénale. La convention d’honoraires en droit pénal permet de sécuriser la relation, d’éviter les malentendus et de convertir une procédure souvent incertaine en mission lisible.

La méthode ACI repose sur une logique claire : définir la mission, choisir le mode de calcul, prévoir les frais, encadrer le résultat, anticiper les phases pénales, formaliser les avenants et conserver les preuves.

Un bon accord d’honoraires n’est pas seulement un prix. C’est une stratégie de défense écrite.

XI. La convention d’honoraires comme outil de prévisibilité en droit pénal

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

La convention d’honoraires en droit pénal n’a pas seulement une fonction comptable. Elle permet au client de comprendre la trajectoire possible du dossier. En matière pénale, une procédure commence parfois par une convocation simple, puis évolue vers une garde à vue, une confrontation, une expertise, une audience correctionnelle ou un appel. Cette progression peut modifier profondément le volume de travail de l’avocat. La convention doit donc anticiper les hypothèses les plus fréquentes et préciser si la mission est limitée à un acte déterminé ou si elle couvre une phase entière.

Cette prévisibilité est essentielle pour éviter les malentendus. Un client peut croire qu’un forfait couvre “tout le dossier”, alors que l’avocat n’a accepté qu’une mission précise : assistance à une audience, rédaction d’une plainte, comparution immédiate, demande d’aménagement ou intervention en garde à vue. La méthode ACI recommande de nommer clairement chaque phase : enquête, instruction, audience, appel, exécution de peine, intérêts civils, incident de détention, confiscation, casier judiciaire.

La convention peut aussi prévoir que toute extension de mission fera l’objet d’un avenant. Cette clause est importante en droit pénal, car le dossier peut s’élargir : nouvelle victime, nouvelle qualification, saisie pénale, expertise psychiatrique, demande de restitution, appel du parquet, ou convocation devant une juridiction différente. L’avenant permet alors d’éviter une facturation imprévue et de maintenir une relation claire.

XII. Honoraires et urgence pénale

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

L’urgence pénale influence directement les honoraires. Une intervention en garde à vue, un défèrement, une comparution immédiate ou un débat devant le juge des libertés et de la détention nécessitent une disponibilité immédiate. L’avocat peut devoir interrompre d’autres dossiers, se déplacer rapidement, intervenir de nuit, préparer une défense dans un temps très court et assister le client dans une situation de crise.

Cette urgence justifie souvent un honoraire spécifique. Il ne s’agit pas seulement du temps passé au commissariat, au tribunal ou au cabinet. Il faut intégrer la contrainte de disponibilité, l’analyse rapide du risque pénal, la préparation du client, les échanges avec la famille, la lecture des premiers éléments, la stratégie devant le parquet et parfois la décision d’accepter ou de refuser une comparution immédiate.

La méthode ACI recommande de distinguer clairement l’honoraire d’urgence de l’honoraire de suivi. Une intervention en garde à vue peut être facturée séparément de la défense devant le tribunal correctionnel. De même, une comparution immédiate peut nécessiter un forfait spécifique pour l’audience du jour, puis un autre forfait si un délai est demandé et si l’affaire est renvoyée à une audience ultérieure.

XIII. Honoraires et garde à vue

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

La garde à vue est une occurrence classique en droit pénal. Elle impose une intervention rapide et structurée. La convention d’honoraires doit préciser si l’intervention couvre une seule audition, l’ensemble de la mesure, la prolongation, la confrontation, l’entretien confidentiel, les déplacements multiples et les échanges avec les proches.

Le client doit comprendre que la présence de l’avocat en garde à vue ne se limite pas à une simple assistance passive. L’avocat vérifie les droits notifiés, prépare l’entretien, conseille sur l’opportunité de répondre ou de garder le silence, formule des observations, contrôle les conditions d’audition et prépare la suite procédurale. Dans certains dossiers, cette intervention peut influencer l’orientation immédiate du parquet : remise en liberté, convocation ultérieure, défèrement, comparution immédiate ou ouverture d’information judiciaire.

La convention peut donc prévoir un forfait de garde à vue avec ou sans prolongation. Elle peut aussi préciser que la défense ultérieure, notamment devant le tribunal, fera l’objet d’une convention distincte. Cette distinction protège le client et l’avocat : chacun sait exactement ce qui est inclus.

XIV. Honoraires et comparution immédiate

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

La comparution immédiate est l’une des procédures les plus exigeantes pour l’avocat pénaliste. Elle concentre en quelques heures des enjeux majeurs : lecture du dossier, entretien avec le prévenu, analyse des nullités, discussion avec la famille, choix entre jugement immédiat ou demande de délai, débat sur la détention provisoire, préparation d’une plaidoirie et gestion du risque d’incarcération.

Les honoraires doivent tenir compte de cette intensité. Une audience de comparution immédiate peut durer toute une journée, parfois jusqu’au soir. Elle peut comporter plusieurs prévenus, des parties civiles, des expertises sommaires, des réquisitions d’emprisonnement ferme ou un mandat de dépôt. Le forfait doit donc être suffisamment précis pour indiquer s’il couvre l’audience immédiate seulement ou également l’audience de renvoi.

La stratégie ACI recommande de distinguer trois hypothèses : défense immédiate avec jugement le jour même, demande de délai avec débat sur la détention, et audience de renvoi. Chacune peut correspondre à un honoraire différent, car le travail n’est pas le même. Une défense sérieuse suppose d’éviter les conventions floues qui créent une incompréhension au moment le plus sensible du dossier.

XV. Honoraires et instruction pénale

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

L’instruction pénale justifie souvent une convention spécifique. Contrairement à une audience ponctuelle, l’instruction peut durer plusieurs mois ou plusieurs années. Elle comprend des interrogatoires, confrontations, expertises, demandes d’actes, requêtes en nullité, appels d’ordonnances, visites en détention, échanges avec le juge d’instruction, préparation de la clôture et parfois orientation vers le tribunal correctionnel ou la cour d’assises.

Un forfait global peut être possible, mais il doit être extrêmement précis. Il faut savoir s’il couvre toutes les auditions, toutes les demandes d’actes, les incidents de détention, les expertises, les appels ou seulement une phase déterminée. Dans les dossiers volumineux, le taux horaire est souvent plus adapté, car il permet de facturer le travail réel selon les diligences accomplies.

La méthode ACI recommande une convention par phase : ouverture de l’instruction, actes d’instruction, détention provisoire, clôture, audience de règlement, audience au fond. Cette segmentation permet au client d’anticiper le coût et à l’avocat de maintenir une défense cohérente sans transformer le forfait initial en engagement illimité.

XVI. Honoraires et détention provisoire

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

La détention provisoire ajoute une dimension particulière aux honoraires. Elle impose des visites en maison d’arrêt, des demandes de mise en liberté, des débats devant le juge des libertés et de la détention, des appels devant la chambre de l’instruction, des échanges avec la famille et une surveillance constante des délais.

Ces diligences ne doivent pas être considérées comme accessoires. Une demande de mise en liberté nécessite une argumentation précise : garanties de représentation, domicile, emploi, soins, contrôle judiciaire possible, assignation à résidence sous surveillance électronique, absence de risque de pression ou de concertation. Chaque demande peut exiger la réunion de pièces, la rédaction d’un mémoire et une audience.

La convention d’honoraires doit donc préciser si les incidents de détention sont inclus. À défaut, le client peut penser qu’ils relèvent automatiquement de la mission principale. La méthode ACI recommande de prévoir une clause spécifique : les demandes de mise en liberté, appels d’ordonnances de détention et audiences devant la chambre de l’instruction feront l’objet d’un forfait ou d’un avenant séparé.

XVII. Honoraires et cour d’assises

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

La cour d’assises implique une préparation lourde. L’avocat pénaliste doit analyser un dossier criminel souvent volumineux, rencontrer l’accusé, préparer les témoins, étudier les expertises, anticiper les questions des jurés, organiser la stratégie de défense, préparer les débats et assurer une présence continue pendant plusieurs jours.

Les honoraires en matière criminelle doivent refléter cette exigence. L’audience d’assises mobilise l’avocat de manière exclusive pendant la durée des débats. Elle peut nécessiter des déplacements, plusieurs rendez-vous, des visites en détention, des recherches jurisprudentielles, des conclusions, une préparation psychologique du client et une coordination avec d’autres avocats.

La convention doit indiquer clairement si le forfait couvre la première instance uniquement ou également l’appel criminel. Elle doit aussi préciser les frais : déplacement, hébergement, restauration, copies, consultations spécialisées. Une convention imprécise dans un dossier d’assises crée un risque important de contestation.

XVIII. Honoraires et droit pénal des affaires

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Le droit pénal des affaires présente une logique différente. Les dossiers d’escroquerie, abus de biens sociaux, blanchiment, fraude fiscale, corruption, favoritisme, travail dissimulé ou banqueroute comportent souvent un volume documentaire important. L’avocat doit lire des contrats, bilans, relevés bancaires, procès-verbaux, rapports fiscaux, expertises comptables et échanges électroniques.

Dans ce type de dossier, le taux horaire est souvent préférable au forfait. Il permet de tenir compte du volume réel du dossier et des diligences accomplies. La convention peut prévoir des provisions successives et des relevés de temps. Elle peut aussi prévoir une distinction entre défense pénale, assistance lors des auditions, gestion des saisies pénales, contestation des confiscations et coordination avec un expert-comptable.

La méthode ACI recommande de convertir le dossier en blocs de travail : étude documentaire, stratégie procédurale, auditions, écritures, audience, contentieux patrimonial, intérêts civils. Cette approche donne de la lisibilité au client et évite de réduire les honoraires à une estimation approximative.

XIX. Honoraires et victimes d’infractions

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Les honoraires ne concernent pas seulement la défense du mis en cause. Une victime peut également consulter un avocat pénaliste pour déposer plainte, se constituer partie civile, demander réparation, assister aux auditions, préparer l’audience, chiffrer son préjudice et obtenir l’exécution de la décision.

La convention doit alors distinguer la phase pénale et la phase indemnitaire. Une plainte avec constitution de partie civile n’implique pas le même travail qu’une simple assistance à audience. L’évaluation des préjudices peut nécessiter des pièces médicales, expertises, justificatifs de pertes de revenus, certificats psychologiques, attestations et calculs indemnitaires.

Un honoraire de résultat peut parfois être prévu pour une victime lorsqu’une indemnisation est obtenue, à condition qu’il reste complémentaire à un honoraire de base. La convention doit définir l’assiette du résultat : sommes effectivement encaissées, sommes allouées par jugement, transaction, CIVI ou SARVI. Cette précision est indispensable.

XX. Honoraires, aide juridictionnelle et protection juridique

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

L’aide juridictionnelle peut prendre en charge tout ou partie des frais d’avocat lorsque les conditions de ressources sont remplies. Toutefois, elle ne couvre pas nécessairement toutes les situations ou toutes les stratégies souhaitées par le client. L’avocat peut accepter ou refuser d’intervenir au titre de l’aide juridictionnelle, sauf désignation particulière.

La protection juridique peut aussi intervenir si le client dispose d’un contrat d’assurance couvrant les frais de défense. Il faut vérifier les plafonds, exclusions, délais de déclaration, domaines couverts et liberté de choix de l’avocat. Le client peut choisir librement son avocat, même lorsque l’assurance propose un conseil.

La convention d’honoraires doit intégrer ces éléments. Si une partie est prise en charge par l’aide juridictionnelle ou l’assurance, il faut préciser ce qui reste à la charge du client. La méthode ACI recommande de traiter ce point dès le premier rendez-vous pour éviter toute confusion.

XXI. Honoraires, TVA, frais et débours

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Les honoraires doivent être distingués des frais, débours et taxes. Les honoraires rémunèrent le travail de l’avocat. Les frais peuvent inclure déplacements, impressions, copies, affranchissements, hébergements ou consultations extérieures. Les débours correspondent à des sommes avancées pour le compte du client. La TVA doit être clairement indiquée lorsque l’avocat y est soumis.

La convention doit dire si les honoraires sont exprimés hors taxes ou toutes taxes comprises. Cette précision est essentielle pour éviter une différence de 20 % entre ce que le client pense devoir payer et ce qui apparaît sur la facture. En pratique, il est préférable d’indiquer les deux montants : HT et TTC.

La méthode ACI recommande aussi de prévoir les frais prévisibles : déplacement hors ressort, visite en détention éloignée, audience dans une autre ville, hôtel, transport, reproduction d’un dossier volumineux. Les frais non anticipés sont l’une des sources principales de contestation.

XXII. Honoraires et contestation devant le bâtonnier

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Lorsque le client conteste les honoraires, la procédure relève du bâtonnier de l’ordre des avocats. La contestation peut porter sur l’absence de convention, la portée de la mission, le montant facturé, les diligences réellement accomplies, les frais, ou l’honoraire de résultat.

La contestation doit être documentée. Le client doit conserver la convention, les factures, les courriels, les preuves de paiement et les échanges relatifs à la mission. L’avocat, de son côté, doit pouvoir produire les diligences accomplies : rendez-vous, audiences, courriers, conclusions, requêtes, déplacements, temps passé, actes réalisés.

La méthode ACI conseille de ne jamais contester de manière purement émotionnelle. Il faut identifier le grief précis : mission non exécutée, dépassement non prévu, facture incompréhensible, honoraire de résultat mal défini, absence d’avenant, frais non justifiés. Une contestation structurée a plus de poids qu’une opposition générale au montant.

XXIII. Honoraires et stratégie de confiance

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

La relation entre l’avocat pénaliste et son client repose sur la confiance. Cette confiance ne signifie pas absence de règles. Au contraire, une convention claire renforce la confiance parce qu’elle évite les zones d’ombre. Le client sait ce qui est dû, quand payer, ce que couvre la mission, et ce qui exigera un avenant.

En droit pénal, le client est souvent inquiet, pressé ou fragilisé. L’avocat doit donc expliquer simplement les honoraires, sans jargon inutile. Il doit distinguer le prix de l’audience, le prix de l’étude du dossier, le prix des recours, le prix des déplacements et le prix des missions nouvelles.

La méthode ACI repose sur une idée simple : plus la procédure pénale est incertaine, plus la convention doit être précise. Le but n’est pas de rigidifier la défense, mais de donner au client un cadre lisible dans une procédure qui peut évoluer rapidement.

Conclusion enrichie

(Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Les honoraires d’un avocat pénaliste ne sont pas seulement une question de montant. Ils traduisent l’organisation concrète d’une défense pénale. Une défense efficace suppose du temps, de l’expérience, de la disponibilité, de la stratégie et une capacité à agir dans l’urgence.

La convention d’honoraires en droit pénal est l’outil qui transforme cette réalité en engagement clair. Elle précise la mission, le mode de calcul, les frais, les exclusions, les avenants, la TVA, les modalités de paiement et les éventuels honoraires de résultat. Elle évite les confusions entre garde à vue, instruction, audience, appel, détention, exécution de peine et intérêts civils.

La méthode ACI recommande de toujours raisonner en trois temps : définir la mission, convertir les diligences en postes financiers, puis anticiper les évolutions de procédure. Cette méthode protège le client, sécurise l’avocat et transforme la question des honoraires en véritable stratégie de défense.

XIV).  —  FAQ juridique — Honoraires avocat pénaliste

1. La convention d’honoraires est-elle obligatoire ?

Oui. En principe, l’avocat doit conclure une convention d’honoraires écrite avec son client. L’article 10 de la loi du 31 décembre 1971 encadre les honoraires et rappelle les critères de fixation : situation du client, difficulté de l’affaire, frais exposés, notoriété de l’avocat et diligences accomplies. (Légifrance)

2. Un avocat pénaliste peut-il facturer au forfait ?

Oui. Le forfait est fréquent en droit pénal : garde à vue, comparution immédiate, audience correctionnelle, instruction, appel, cour d’assises, demande de mise en liberté, effacement du casier ou restitution d’objet saisi. Le Conseil national des barreaux propose d’ailleurs des guides de rédaction pour les conventions au forfait et au temps passé. (CNB)

3. Un avocat peut-il être payé uniquement au résultat ?

Non. L’honoraire exclusivement fondé sur le résultat judiciaire est interdit. En revanche, un honoraire complémentaire de résultat est licite s’il s’ajoute à une rémunération des prestations effectuées. (Légifrance)

4. Que doit contenir une convention d’honoraires pénale ?

Elle doit préciser la mission, le mode de calcul, le montant HT/TTC, les frais, les débours, les déplacements, les exclusions, les modalités de paiement, les avenants éventuels et les conditions d’un honoraire de résultat.

5. Peut-on contester les honoraires d’un avocat ?

Oui. Le client peut saisir le médiateur de la profession d’avocat ou le bâtonnier de l’ordre auquel appartient l’avocat. Service-public propose un modèle de saisine pour contester les honoraires devant le médiateur ou le bâtonnier. (Service Public)

6. Qui tranche la contestation d’honoraires ?

La contestation des honoraires et débours relève d’une procédure spécifique devant le bâtonnier, organisée par les articles 174 à 179 du décret du 27 novembre 1991. (Légifrance)

7. Que faire si la mission pénale évolue ?

Il faut signer un avenant. Une garde à vue peut devenir une comparution immédiate, une audience peut être renvoyée, une instruction peut s’ouvrir, ou un appel peut être formé. Chaque nouvelle phase doit être financièrement clarifiée.

8. Les frais sont-ils inclus dans les honoraires ?

Pas nécessairement. Les frais de déplacement, hébergement, copies, impressions, expertises privées ou consultations spécialisées doivent être distingués des honoraires et prévus dans la convention.

9. La TVA doit-elle être indiquée ?

Oui, lorsque l’avocat y est soumis. La convention doit éviter toute ambiguïté entre montant HT et montant TTC.

10. La convention protège-t-elle le client ?

Oui. Elle permet de savoir ce qui est inclus, ce qui ne l’est pas, quand payer, comment contester, et à quelles conditions une mission supplémentaire sera facturée.


XV).  —  Données structurées — schema.org JSON-LD

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XVI).  —  Table des matières détaillée — Honoraires avocat pénaliste

I. Définition des honoraires d’un avocat pénaliste

A. Honoraires, frais, débours et TVA

B. Travail visible et travail invisible de l’avocat pénaliste

C. Différence entre consultation, assistance, défense et représentation

D. Importance de la mission pénale exacte

E. Rôle stratégique de la convention d’honoraires

II. Cadre légal des honoraires d’avocat

A. Article 10 de la loi du 31 décembre 1971

B. Critères légaux de fixation des honoraires

C. Interdiction du pacte de quota litis

D. Honoraire complémentaire de résultat

E. Obligations d’information et de transparence

III. Convention d’honoraires en droit pénal

A. Définition et utilité

B. Convention au forfait

C. Convention au temps passé

D. Convention mixte avec honoraire de résultat

E. Avenants en cas d’évolution de procédure

IV. Conversion des diligences pénales en honoraires

A. Garde à vue

B. Comparution immédiate

C. Instruction pénale

D. Tribunal correctionnel

E. Cour d’assises

F. Appel correctionnel ou criminel

G. Exécution de peine et aménagement

V. Occurrences fréquentes en droit pénal

A. Urgence pénale

B. Dossier simple ou dossier complexe

C. Dossier de détention provisoire

D. Droit pénal des affaires

E. Défense des victimes

F. Confiscation, saisies pénales et intérêts civils

VI. Contestation des honoraires

A. Dialogue avec l’avocat

B. Médiateur de la consommation

C. Bâtonnier de l’ordre

D. Pièces utiles à la contestation

E. Erreurs à éviter

XVII).  LES 5 TABLEAUX

1).  Tableau 1 — Cadre légal des honoraires d’avocat pénaliste

Élément Développement ACI Liens cliquables
Article 10 de la loi de 1971 L’article 10 de la loi du 31 décembre 1971 constitue le texte central. Il prévoit que les honoraires tiennent compte de la situation de fortune du client, de la difficulté de l’affaire, des frais exposés par l’avocat, de sa notoriété et de ses diligences. En droit pénal, ces critères prennent une importance particulière : une comparution immédiate, une instruction criminelle, une audience correctionnelle simple ou une cour d’assises ne mobilisent pas les mêmes moyens. Article 10 — Légifrance
Convention écrite La convention d’honoraires est l’écrit qui fixe la mission et les conditions financières. Elle doit éviter les malentendus entre le client et l’avocat. En droit pénal, elle est indispensable car la procédure évolue vite : garde à vue, défèrement, instruction, détention, audience, appel, intérêts civils ou exécution de peine. CNB — conventions d’honoraires
Critères légaux Les critères légaux ne sont pas abstraits. La difficulté de l’affaire renvoie au volume du dossier, à l’urgence, à la gravité des faits, au risque de peine, à la technicité des preuves, aux expertises, aux nullités, aux saisies et aux enjeux de détention. Les diligences renvoient aux actes accomplis : rendez-vous, étude, audiences, visites en détention, requêtes, conclusions, plaidoiries. Article 10 — Loi de 1971
Honoraire de résultat L’honoraire uniquement fixé selon le résultat est interdit. En revanche, l’honoraire complémentaire de résultat est possible lorsqu’il s’ajoute à une rémunération principale. En droit pénal, il peut être envisagé avec prudence : relaxe, non-lieu, restitution de sommes, réduction d’une confiscation, indemnisation d’une victime ou absence d’inscription au casier. Article 10 — honoraire de résultat
Contestation Les contestations d’honoraires relèvent d’une procédure spécifique devant le bâtonnier, prévue par les articles 174 à 179 du décret du 27 novembre 1991. Le client peut aussi saisir le médiateur de la profession d’avocat lorsqu’il agit comme consommateur. Décret 1991 — Légifrance, Service-public

2).  Tableau 2 — Convention d’honoraires : clauses essentielles

Clause Développement ACI Liens cliquables
Identification de la mission La convention doit définir exactement la mission : consultation, garde à vue, audience correctionnelle, comparution immédiate, instruction, appel, cour d’assises, demande de mise en liberté, aménagement de peine, plainte avec constitution de partie civile ou défense des intérêts civils. Une mission mal définie crée presque toujours un conflit. CNB — guides pratiques
Forfait Le forfait donne de la visibilité. Il convient aux missions limitées : audience déterminée, garde à vue, CRPC, comparution immédiate, appel, requête ponctuelle. Il doit préciser ce qui est inclus et exclu : renvoi, appel, déplacement, incident de détention, conclusions supplémentaires, parties civiles. Barreau de Paris — exemples
Taux horaire Le taux horaire convient aux dossiers longs ou imprévisibles : instruction, pénal des affaires, criminalité organisée, dossier volumineux, contentieux patrimonial. La convention doit préciser le taux, les provisions, les relevés de diligences, la périodicité de facturation et les frais. CNB — conventions
Frais et débours Les frais doivent être distingués des honoraires : déplacements, copies, impressions, hébergement, expertise privée, traduction, actes, consultations spécialisées. En droit pénal, les déplacements en détention ou aux audiences extérieures peuvent représenter un coût important. Article 10 — Légifrance
TVA La convention doit préciser si les montants sont HT ou TTC. L’absence de précision peut créer une incompréhension immédiate. Pour le client, la différence est importante ; pour l’avocat, la transparence évite les contestations. Service-public — contestation
Avenants La procédure pénale évolue. Une convention initiale doit prévoir que toute mission nouvelle fera l’objet d’un avenant : appel, renvoi, instruction, détention, expertise, incident, confiscation, intérêts civils. L’avenant est l’outil de stabilité contractuelle. CNB — conventions d’honoraires

3).  Tableau 3 — Conversion des diligences pénales en honoraires

Diligence pénale Conversion ACI en honoraires Liens cliquables
Garde à vue La garde à vue implique urgence, déplacement, entretien confidentiel, assistance aux auditions, observations, échanges avec la famille et anticipation du défèrement. La convention doit dire si elle couvre une audition, toute la mesure, la prolongation ou la suite devant le tribunal. Article 10 — critères d’honoraires
Comparution immédiate La comparution immédiate concentre étude rapide du dossier, entretien, choix stratégique, débat sur le délai, plaidoirie sur la détention et audience. Le forfait doit distinguer jugement immédiat, demande de délai, audience de renvoi et débat devant le JLD. CNB — outils honoraires
Instruction L’instruction peut durer des années : interrogatoires, confrontations, demandes d’actes, expertises, nullités, appels d’ordonnances, visites en détention. Le taux horaire ou le forfait par phase est souvent plus adapté qu’un forfait global trop vague. Article 10 — difficulté et diligences
Détention provisoire Les demandes de mise en liberté, les débats devant le JLD, les appels devant la chambre de l’instruction et les visites en détention doivent être identifiés. Ils ne sont pas automatiquement inclus dans une mission générale si la convention ne le dit pas. Décret 1991 — contestation
Cour d’assises La cour d’assises mobilise préparation longue, audience continue, étude d’expertises, témoins, personnalité, parties civiles et plaidoirie. Les frais de déplacement, hébergement et durée d’audience doivent être expressément prévus. Barreau de Paris — exemples
Pénal des affaires Les dossiers d’escroquerie, fraude fiscale, blanchiment, abus de biens sociaux ou corruption exigent une étude documentaire lourde. Le temps passé est souvent préférable, avec relevé de diligences et provisions successives. CNB — convention au temps passé

4).  Tableau 4 — Occurrences fréquentes et stratégie de convention

Occurrence Stratégie ACI Liens cliquables
Urgence pénale En urgence, la convention peut être courte mais doit rester claire. Elle doit préciser la mission immédiate : garde à vue, défèrement, comparution immédiate, débat détention. La suite doit être prévue par avenant. Article 10 — Légifrance
Dossier correctionnel simple Pour une audience simple, le forfait est souvent lisible. Il doit préciser l’audience concernée, l’étude du dossier, le rendez-vous, la plaidoirie, les conclusions éventuelles et les exclusions : appel, renvoi, intérêts civils complexes. CNB — forfait
Dossier correctionnel complexe Si le dossier comporte plusieurs prévenus, expertises, victimes, nullités, confiscations, saisies ou intérêts civils importants, il faut éviter le forfait imprécis. Une convention mixte ou par phase peut être plus adaptée. Barreau de Paris — modèles
Victime d’infraction Pour une victime, la convention doit distinguer plainte, constitution de partie civile, audience pénale, chiffrage des préjudices, expertise, CIVI, SARVI ou exécution. L’honoraire de résultat peut être envisagé sur les sommes obtenues, mais seulement en complément. Article 10 — résultat
Appel pénal L’appel est une nouvelle mission. Il doit faire l’objet d’une convention ou d’un avenant. La préparation peut être aussi lourde que la première instance, surtout si le parquet fait appel ou si la peine encourue s’aggrave. CNB — convention
Exécution de peine Aménagement, bracelet électronique, semi-liberté, libération conditionnelle, confusion de peines ou casier judiciaire sont des missions distinctes. Elles doivent être chiffrées séparément pour éviter la confusion avec la défense au fond. Service-public — contestation honoraires

5).  Tableau 5 — Contestation des honoraires : méthode ACI

Étape Développement ACI Liens cliquables
Relire la convention Toute contestation commence par la convention. Il faut vérifier la mission, le montant, les frais, les exclusions, les avenants, l’honoraire de résultat, la TVA et les conditions de paiement. Sans lecture précise, la contestation reste trop générale. CNB — conventions
Identifier le grief Le grief peut être : absence de convention, mission non réalisée, dépassement non prévu, facture incompréhensible, frais non justifiés, honoraire de résultat contestable, absence d’avenant ou diligences insuffisantes. Service-public — recours
Demander des explications Avant toute saisine, il est utile de demander un détail des diligences : dates, audiences, rendez-vous, écritures, appels, déplacements, courriers, temps passé. Cette étape peut résoudre le litige sans procédure. INC — contester honoraires
Saisir le médiateur Pour un client consommateur, le médiateur de la profession d’avocat peut être saisi gratuitement. Il intervient pour tenter de résoudre le litige portant sur les honoraires. (Institut National de la Consommation) Médiateur avocat, Service-public
Saisir le bâtonnier Le bâtonnier statue sur les contestations d’honoraires et débours selon les articles 174 à 179 du décret de 1991. La demande doit être accompagnée de la convention, des factures, paiements, échanges et observations. (Légifrance) Articles 174 à 179 — Légifrance
Préparer les pièces Les pièces utiles sont la convention, les factures, preuves de paiement, relevés de diligences, mails, courriers, décisions, convocations, preuves d’audience, échanges sur les frais et documents relatifs à l’aide juridictionnelle ou protection juridique. Service-public — modèle de saisine
Éviter les erreurs Il faut éviter de contester uniquement parce que le résultat judiciaire est décevant. L’avocat ne garantit pas le résultat pénal. La contestation doit viser le montant, la mission, les diligences, les frais ou le respect de la convention. Article 10 — résultat interdit seul

 

 

 

 

 

à cause de,

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 (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

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car,

Cependant,
 (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

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c’est pourquoi,

Considérons,

Contraste,

D’autant plus,

d’après,

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de façon,

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De la même manière,
 (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

De même,

enfin,

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de plus,

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de sorte que,

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Donc,

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En conclusion,

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En fait,

puis,

En outre,

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En premier lieu,

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En somme,

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il est question de,

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Il s’agit de,

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Outre cela,

Par ailleurs ,

Par conséquent,

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évidemment,

Par la suite,

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plus précisément,

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Pour commencer,
 (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Pour conclure,

Pourtant,

Premièrement,

Prenons le cas de,

Puis,

puisque,

Qui plus est,

Selon,

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Toutefois,

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Pour conclure,

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du cabinet Aci

assurera efficacement votre défense.

Il vous appartient de prendre l’initiative en l’appelant au téléphone, ou

bien en envoyant un mail. Quelle que soit votre situation : auteur, co-auteur, complice, receleur ou

victime d’infractions, nos avocats vous accompagnent et assurent votre défense durant la phase

d’enquête (garde à vue) ; d’instruction (juge d’instruction, chambre de l’instruction) ; devant la

chambre de jugement et enfin, pendant la phase judiciaire (après le procès, auprès de l’administration

pénitentiaire par exemple).

XVII).  —  Les domaines d’intervention du cabinet Aci

 (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Cabinet d’avocats pénalistes parisiens 

D’abord, Adresse : 55, rue de Turbigo

75 003  PARIS

Puis, Tél. 01 42 71 51 05

Ensuite, Fax 01 42 71 66 80

Engagement, E-mail : contact@cabinetaci.com

Enfin, Catégories

Premièrement, LE CABINET

En premier lieu, Rôle de l’avocat pénaliste  (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

En somme, Droit pénal (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Tout d’abord, pénal général (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Après cela, Droit pénal spécial : les infractions du code pénal (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Puis, pénal des affaires (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Aussi, Droit pénal fiscal (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Malgré tout, Droit pénal de l’urbanisme (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

De même, Le droit pénal douanier (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

En outre, Droit pénal de la presse (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

                 Et ensuite (Honoraires avocat pénaliste : convention et stratégie)

Donc, pénal routier infractions

Outre cela, Droit pénal du travail

Malgré tout, Droit pénal de l’environnement

Cependant, pénal de la famille

En outre, Droit pénal des mineurs

Ainsi, Droit pénal de l’informatique

En fait, pénal international

Tandis que, Droit pénal des sociétés

Néanmoins, Le droit pénal de la consommation

Toutefois, Lexique de droit pénal

Alors, Principales infractions en droit pénal

Puis, Procédure pénale

Pourtant, Notions de criminologie

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