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Evolution historique de la notion de viol

Evolution historique de la notion de viol
Evolution historique de la notion de viol : Tout d’abord, le viol demeure un crime pas comme les autres. Au niveau de la prise en charge des victimes mais aussi de la responsabilité des auteurs.

LA PÉRIODE GRÉCO-ROMAINE

Durant la période gréco-romaine (avant le IVème, Vème siècle), l’homme, à travers la figure du pater familias (père de famille), disposait d’un droit de vie ou de mort sur toute sa maisonnée y compris sur sa femme ou sur ses esclaves.

AU MOYEN-AGE

Au Moyen Âge, les femmes se marient très tôt, avec ou sans leur consentement, par leur famille. Cela dans le seul but d’unir deux familles par exemple. L’épouse, stérile ou ne donnant naissance qu’à des filles, peut subir alors la répudiation par son mari. Ainsi, la femme n’est que le moyen d’assurer une descendance, occultant ainsi son droit de choisir sa vie.

ÉPOQUE MODERNE ET CONTEMPORAINE

Considérée depuis toujours comme inférieure à l’homme, la femme, a dû se battre pour obtenir les mêmes droits. Au cours du XIXième, XXième et XXIième siècle elle parvient successivement d’abord d’obtenir le droit de travail, puis, le port de pantalon, et aussi le droit de vote, etc.
EN REVANCHE, LE VIOL RESTE UN SUJET TABOU AU SEIN DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE.
Le 19 novembre 2012 le « Manifeste des 313″ est publié. Celui-ci signé par des femmes qui se déclarent toutes victimes de viol. Cette déclaration écrite, véritable « acte politique », expose une opinion sur le silence qui entoure le crime du viol. Ce texte a eu comme conséquences d’interpeller les pouvoirs publics sur les « stéréotypes » entourant ce crime. Selon cet écrit, en France, 75.000 femmes sont victimes de viol, chaque année. Une femme sur 10 figure parmi les victimes d’un crime sexuel dans sa vie. Et on indique un viol de femme toutes les huit minutes.

L’EXEMPLE DE GISÈLE HALIMI

De nombreux mouvements féministes et femmes militantes ont permis d’améliorer la condition de la femme. C’est le cas de la féministe Gisèle Halimi. Aux côtés notamment de Simone de Beauvoir, elle fonde en 1971 le mouvement féministe « Choisir la cause des femmes ».  Née dans une famille juive tunisienne traditionaliste dans laquelle « avoir une fille » rime avec malédiction, Gisèle Halimi s’est faite connaître du grand public en 1978 avec le « procès du viol » d’Aix-en-Provence. Sa stratégie de défense médiatisée contribuera à l’adoption d’une nouvelle loi en 1980  définissant clairement le viol et l’attentat à la pudeur.

« QUAND UNE FEMME DIT NON, ELLE VEUT DIRE OUI, PARCE QUE PAR DÉFINITION, ELLE SEMBLE SOUMISE. »

En 1972, au célèbre procès de Bobigny, elle défend une mineure qui s’est faite avorter à la suite d’un viol, en faisant une tribune contre la loi de 1920 qui considérait l’avortement comme un crime, un meurtre. Ce procès a contribué à l’évolution vers la loi Veil, promulguée en 1975, sur l’interruption volontaire de grossesse.  Faire sortir le procès du tribunal » était pour elle le seul moyen de sensibiliser la population sur l’état actuel du droit face au viol. Dans son livre Non au viol, Jessie Magana évoque la rencontre de Gisèle Halimi et d’une jeune adolescente victime de cette infraction. Un récit du cheminement de la prise de conscience par la victime de l’importance de la dénonciation du viol. Mais aussi de sa difficulté psychologique s’avèrent  alors racontés.

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