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La coordination de lutte contre la fraude sociale

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La coordination de lutte contre la fraude sociale

La coordination de lutte contre la fraude sociale :

La multiplication des cas de fraudes

à grande échelle prouve combien les fonds gérés par les organismes sociaux représentent des occasions substantielles, pour ne pas parler de marché considérable, pour des formes de délinquance de plus en plus organisées.

Dès lors la coopération et le développement des échanges d’information ne sont plus seulement indispensables,

ils deviennent prioritaires pour mettre fin à de tels agissements.

Ainsi, deux initiatives très récentes constituent une première étape vers la mise en place

de démarches coordonnées entre les organismes sociaux.

a.)La création du comité national de lutte contre la fraude en matière de protection sociale

Le comité national de lutte contre la fraude en matière de protection sociale, annoncé en 2005,

a été créé par décret du 23 octobre 2006 et installé par le ministre de la santé et des solidarités.

Ce comité a pour objet « d’assurer une coordination des politiques et des actions de lutte

contre les fraudes dans le domaine de la sécurité sociale » et, à cette fin, il est notamment chargé

« de sensibiliser l’ensemble des acteurs du système de protection sociale aux phénomènes de fraude ».

Sa création est un pas supplémentaire dans l’engagement du gouvernement pour la lutte contre les fraudes,

engagement qui s’est déjà concrétisé, notamment, par le renforcement de la lutte contre le travail illégal

et la création de l’Office central de lutte contre le travail illégal ainsi que par les mesures adoptées

dans le cadre des lois de financement de la sécurité sociale pour 2006 et 2007.

Placé auprès du ministère chargé de la sécurité sociale son action est naturellement tournée

vers la lutte contre les fraudes à la sécurité sociale. Le caractère transversal des fraudes impose

cependant que ses missions prennent aussi clairement en compte la question des fraudes à l’assurance chômage.

Ce comité est composé des directeurs des organismes de sécurité sociale, des trois directeurs

d’organismes de protection sociale, dont l’UNEDIC, et de onze directeurs d’administrations

centrales concernées parmi lesquelles ne figure pas le ministère de l’emploi.

Il est nécessaire que les services de l’emploi doivent également en être membres aux côtés

des autres représentants des administrations concernées et de l’UNEDIC.

Par ailleurs, M. Jean-Paul Anciaux, député, a fait valoir que l’on ne pouvait se satisfaire

d’un simple comité de coordination et qu’il fallait mettre en place une structure opérationnelle

responsable pour l’ensemble des organismes de protection sociale :

« Il faudrait au moins se mettre d’accord sur un constat partagé, une sorte d’état des lieux

des différents modes de fraudes à l’ensemble des prestations. Ce n’est pas fait.

Il faudrait aussi se mettre d’accord sur une méthodologie. Et ce n’est même pas une question de moyens.

On pourrait créer une structure de contrôle pour l’ensemble des prestataires en établissant un cahier

des charges et en précisant ses modalités d’intervention afin de disposer d’un outil commun. ».

Ce comité verra peut-être sa mission évoluer ; il est clair en tout cas qu’il aura une dimension

prospective importante face aux risques de fraudes ouverts par le développement

des prestations de services transnationales et des flux de travailleurs des états de l’Union européenne,

alors que, d’un pays à l’autre, les contrôles restent extrêmement difficiles.

La lutte contre la fraude devient une problématique commune aux pays de l’Union, et une coopération

internationale commence à se mettre en place, a indiqué M. Selmati, chargé de mission

à la direction de la Sécurité Sociale :

« Nous avons conclu un accord de coopération avec la République tchèque, en vue de développer

les échanges sur la fraude aux cotisations, aux prestations, à l’enregistrement des entreprises,

sur le recouvrement des cotisations. Il s’agit d’un accord-type, qui a vocation à être conclu

également avec d’autres pays. Nous sommes d’ailleurs en train de négocier avec la Pologne ,

et le Royaume-Uni a également marqué son intérêt. Il y a donc de sérieuses perspectives de coopération. » .

Le comité lui-même a décidé de retenir la coopération internationale parmi ses axes prioritaires de travail,

comme son Président l’a précisé à la mission qui a également insisté sur la nécessité d’établir

des relations entre administrations chargées de combattre la fraude au sein de chaque pays,

membre de l’Union européenne ou non.

L’assurance chômage française est directement concernée par ces risques de fraude, ne serait-ce

que ceux liés à la perception d’allocations chômage par des personnes travaillant en même temps à l’étranger.

b.) La signature de la convention inter-organismes de protection sociale

La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV),

la Caisse Nationale des Allocations Familiales (CNAF), l’Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale

(ACOSS) et l’Unédic viennent de conclure une convention nationale qui a pour objectif la mutualisation

des informations dans le cadre de la lutte contre la fraude, tant pour sa prévention que pour sa détection et sa répression.

Cette convention s’appuie sur les dispositions relatives à la lutte anti-fraude introduites par la loi

de financement de la sécurité sociale pour 2006.

Elle vise à organiser le signalement des cas de fraude d’un organisme à l’autre, à prévoir

la possibilité d’actions judiciaires communes et le partage des informations dans le respect des

exigences posées par la CNIL , dès lors qu’il s’agit de traitement de données personnelles.

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