B) Propositions

Ne serait-il pas plus pertinent de renforcer les droits de la « victime-témoin » ?

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Bien sur, il ne s’agirait pas d’octroyer les droits dont bénéficie la partie civile aujourd’hui, ce qui conduirait à déplacer le problème.

« La justice n’est pas une thérapie » rappelle Robert Badinter. Celui qui est au centre du procès pénal, c’est celui qui est jugé.

Bien que témoin de l’indifférence auxquels étaient confrontées les victimes jusqu’aux années 1970, l’ancien Garde des sceaux, nous rappelle encore aujourd’hui qu’il est demandé à la justice de dire et de sanctionner.

La victime doit être accompagnée mais est-ce à la justice de le faire ?

Les vertus thérapeutiques assignées au procès relèvent de la psychologie. La prise en charge de la compassion n’est peut être pas du domaine du juge même s’il est important qu’il les ait à l’esprit.

Comment répondre alors aux besoins des victimes sans dénaturer le procès pénal ?

D’abord, il faut cibler les besoins des victimes.

Le premier besoin semble être celui de ne pas être plus victime qu’elle ne l’est déjè. Il faut donc, avant toute chose, éviter la victimisation secondaire.

Ensuite, la victime a besoin d’être reconnue. Ainsi, la rencontre avec les parents de Karim m’a permis de cibler ce qu’ils attendent de la justice : Savoir que l’affaire est prise en compte par les acteurs du monde judiciaire et que les coupables seront punis.

Il est essentiel pour la victime de se rendre compte que la justice travaille sur son affaire, qu’elle n’est pas délaissée, que le préjudice qu’elle a subi est un préjudice pour la société dans son ensemble.

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