A) Le principe du contradictoire

 

Selon Dominique Barella, « le code pénal définit les valeurs communes à tous. On aboutit donc à un face à face dangereux si l’on considère qu’un procès pénal oppose une victime à un accusé. »[1]

Le procureur, ancien président de l’Union Syndicale des magistrats rappelle à ce sujet les dangers de la victimocratie lors des affaires Outreau ou Baudis où la parole de la victime a été trop sacralisée ; ce qui a nuit au contradictoire : « On s’est trouvé avec des victimes de la victimocratie »[2].

Du fait de sa qualification de partie au procès, et sous prétexte de respect de l’égalité des armes entre les deux parties privées au procès pénal : Face à l’accusé qui est seul avec son avocat, la société est massivement représentée dans le procès : « Plus encore, autour de ce bloc, la société toute entière se met à la place des victimes, la loi se range de leurs côtés, les médias donnent un écho démesuré à leur quête.

Comment face à cette folie de l’accusation; trouver un équilibre entre des intérêts aussi contradictoires, ceux de la société, de la victime et de l’accusé ? »[3]


[1] BARELLA Dominique, la « victimocratie » est-elle une bonne chose pour la justice ? , le nouvel observateur, 15 janvier 2008

[2] ibidem.

[3] SALAS Denis, présence de la victime dans le procès pénal et sens de la peine, p430-431

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