La corruption
La corruption est l’utilisation et l’abus de pouvoir à des fins privées. Elle consiste à rémunérer une personne pour qu’elle accomplisse ou n’accomplisse pas un acte qui relève de sa fonction.
- le corrupteur : offre ou accepte de rémunérer l’autre personne
- le corrompu : promet d’accomplir ou non un acte relevant de ses fonctions
Il y a un éclatement des textes relatifs à cette incrimination :
- l’article 432-11 et 433-1 du code pénal : la corruption d’une personne dépositaire de l’autorité publique, chargée d’une mission de service public ou investi d’un mandat électif,
- l’article 434-9 du code pénal : la corruption d’un magistrat, juré, expert ou arbitre,
- l’article 445-1 à 445-4 du code pénal : la corruption des personnes n’exerçant pas une fonction publique.
I. L’existence d’un pacte corrupteur
- · La conclusion d’un pacte corrupteur
Deux personnes concluent un pacte qui porte sur les moyens de la corruption acceptés ou offerts par le corrupteur et sur la contrepartie qui en est attendue du corrompu.
- Les moyens de la corruption
Ils consistent à solliciter ou agréer, proposer ou à accepter de faire des offres, promesses, dons, présents ou avantages quelconques.
- Le but de la corruption
Le pacte de corruption tend à obtenir que le corrompu accomplisse ou non un acte de sa fonction en contrepartie des versements effectués par le corrupteur.
- Les peines
- La prescription
Si il y’a remise d’un don : cet acte est le point de départ du délai de prescription ( Crim 13 décembre 1972).
