Lexique de droit pénal : J

AB C D E FG-HI JK-LM NO PQRS TU VW-X-Y-Z

 
JOUR AMENDE
C’est une sanction pécuniaire définie par le code pénal. Elle n’est prévue que pour les personnes physiques majeures qui ont commis un délit passible d’emprisonnement.
Le juge fixe le chiffre quotidien de l’amende (300 euros maximum) et le multiplie par le nombres de jours-amendes (360 maximum). Le condamné doit alors s’acquitter de la somme à l’expiration du délai correspondant aux jours amende. A défaut, une procédure administrative est mise en place. L’incarcération intervient en cas de non paiement.
LE JUGE DE L’ACTION EST LE JUGE DE L’EXCEPTION
Cette règle énoncée par l’article 384 du C.P.P permet au juge pénal de connaître d’une infraction donnée, mais aussi des questions civiles ou administratives qu’elle pose. Néanmoins, si cette question est difficile à résoudre, le tribunal répressif doit surseoir à statuer et renvoyer les parties devant la juridiction compétente pour juger de l’exception : c’est le mécanisme de l’exception préjudicielle.
LE JUGE DE L’APPLICATION DES PEINES
C’est un magistrat du siège désigné par décret après avis du Conseil Supérieur de la Magistrature. Il a des pouvoirs importants en matières de peines privatives ou non de liberté. Il travaille en liaison avec la commission de l’application des peines qu’il préside et les services pénitentiaires d’insertion et de probation.
Il détermine pour chaque condamné les principales modalités du traitement pénitentiaire : placement en extérieur, la semi liberté, les réductions ou fractionnements de peine, les autorisations de sortie sous escorte, les permissions de sortir, les placements en liberté conditionnelle ou encore le placement sous surveillance électronique.
Les décisions du Juge d’application des peines sont des mesures d’administration judiciaire et sont donc insusceptibles de recours. La seule possibilité de recours est ouverte au Procureur de la République devant le Tribunal Correctionnel statuant en chambre du conseil.
Depuis le 15 juin 2000, le juge d’application des peines dispose de pouvoirs juridictionnels, tel que la possibilité de délivrer des mandats d’arrêt ou des mandat d’amener (en cas de non respect des obligations lui incombant lorsqu’il a bénéficier des mesures mentionnées ci-dessus).
LE JUGE DES ENFANTS
C’est le juge du tribunal de grande instance dans le ressort duquel siège le tribunal pour enfant. C’est une juridiction d’exception.
Il est compétent pour juger des contraventions de 5ème classe et des délits commis par les mineurs. Il peut instruire l’affaire et la juger, ce qui est une exception au principe de séparation de l’instruction et du jugement. Il peut aussi choisir de renvoyer devant le tribunal pour enfant.
Il ne peut prononcer que des mesures d’éducation, de surveillance ou de placement dans un internat.
LE JUGE D’INSTRUCTION (V/ Instruction).
LE JUGE DE LA LIBERTÉ ET DE LA DÉTENTION
Il est compétent pour prendre les décisions de placement en détention provisoire et de prolongation de la mesure. Il statue sur les demandes de mise en liberté formées par le détenu. Il peut ordonner la révocation du contrôle judiciaire et le placement en détention provisoire d’une personne mise en examen.
Il est saisi par ordonnance motivée du juge d’instruction qui lui transmet le dossier avec les réquisitions du parquet.
JUGE DES RÉFÉRÉS
Le Président du Tribunal de Grande Instance, et éventuellement le Président de la Cour d’appel, peut être directement saisi dans les cas d’urgence ; il rend alors une ordonnance qui revêt un caractère provisoire, mais qui est d’application immédiate. Sa compétence est exceptionnelle en matière pénale ; elle comporte cependant l’injonction de mettre fin à une infraction en cours, ou la conservation d’une preuve qui risque de disparaître dans les heures qui suivent.
JUGEMENT PAR DÉFAUT
Le prévenu a été cité régulièrement, mais ayant une excuse valable, n’a pas comparu devant la juridiction. Cela concerne aussi les prévenus cités à domicile, à mairie ou à parquet qui n’ont pas eu connaissance de la citation.
Dans ces hypothèses, le jugement rendu est dit jugement par défaut. La voie de recours contre ces jugements est l’opposition (v/ Opposition).
JUGEMENT RÉPUTÉ CONTRADICTOIRE
C’est un jugement rendu dans les circonstances suivantes :

  • Le prévenu passible d’un emprisonnement inférieur à deux ans ou d’une amende a demandé au Président du tribunal a être jugé en son absence et le tribunal a estimé que sa comparution n’était pas nécessaire.
  • Le prévenu régulièrement cité à personne ne comparait pas et ne justifie pas d’une excuse valable.
  • Le prévenu n’a pas été cité à personne mais a eu connaissance de la citation le concernant, et de décide de ne pas comparaître.

Ce jugement a les mêmes effets qu’un jugement classique. La voie de recours possible est l’appel.
JURY
Le jury est l’un des deux éléments composant la cour d’Assises. Sa fonction est de décider de la culpabilité d’un individu et de la peine. Lorsque la Cour statue en première ressort, elle comporte 9 jurés, 12 lorsqu’elle statue en appel.
Le principe de désignation des jurés est celui du tirage au sort sur les listes électorales.

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